
« Je veille... et nul n'échappe à mon regard. Prenez garde. »
WANJIKU
La Sagaie Mortelle
Gardien d'Afarit du Royaume de Saba






Qui est Wanjiku ?
Wanjiku, surnommé "La Sagaie Mortelle", est un guerrier Masaï devenu légende parmi les Vénators. Ancien gardien d'Afarit du royaume de Saba, il servit la cour royale avec une loyauté sans faille avant de consacrer sa vie éternelle à protéger les innocents et former de nouveaux chasseurs dans les plaines d'Afrique de l'Est.
Né dans les vastes étendues du Kenya, Wanjiku grandit au sein du peuple Masaï, ces guerriers légendaires dont le courage et la fierté résonnent à travers toute l'Afrique. Dès son plus jeune âge, il maîtrisa la lance et le bouclier, apprit à lire les traces dans la savane, à survivre face aux prédateurs les plus dangereux. Les Masaïs sont réputés pour leur habileté au combat, leur endurance légendaire, et leur code d'honneur strict. Wanjiku incarnait toutes ces vertus avec une dignité tranquille.
Sa transformation en Vénator vint lors d'une chasse qui tourna mal. Une créature, ni lion ni hyène, mais quelque chose d'ancien et de maudit, attaqua son village. Wanjiku la combattit seul, protégeant les siens avec une bravoure qui défiait la mort elle-même. Le sang de la créature se mêla au sien. Et il survécut. Mais il n'était plus tout à fait mortel.
Comprenant sa nouvelle nature, Wanjiku quitta temporairement les plaines de sa jeunesse pour voyager vers le nord. C'est ainsi qu'il arriva au royaume de Saba, cette civilisation légendaire d'Arabie heureuse, rendue célèbre par sa reine qui visita le roi Salomon. Saba était un carrefour commercial où l'encens, la myrrhe et l'or affluaient depuis l'Afrique, l'Inde et l'Arabie.
Wanjiku y devint gardien d'Afarit, un titre prestigieux réservé aux guerriers d'élite protégeant la cour royale et les routes commerciales contre les menaces tant humaines que surnaturelles. Les Afarits étaient les esprits du feu dans la tradition arabe, et les gardiens devaient combattre ces créatures lorsqu'elles menaçaient le royaume. Wanjiku excellait dans cette mission, sa lance africaine chassant les démons du désert avec une efficacité terrifiante.
C'est à Saba qu'il rencontra Taharqua, la Medjaï d'Alexandrie. Ensemble, ils protégèrent les routes commerciales de la Corne de l'Afrique, chassèrent des créatures dans les montagnes éthiopiennes, veillèrent sur les trésors anciens que convoitaient sorciers et démons. Leur collaboration forgea un lien profond, deux guerriers africains unis par un serment commun.
Mais Wanjiku n'était pas qu'un guerrier, il était un stratège, un observateur qui comprenait les flux du pouvoir et de la richesse. Il savait où frapper pour perturber les plans de ses ennemis, comment protéger non seulement les corps mais aussi les intérêts commerciaux dont dépendaient des millions de vies. Même Gregor le Parjure le reconnut avec frustration : "Il a contrarié nombre de mes plans, notamment dans le commerce."
Des siècles plus tard, Wanjiku retourna au Kenya, dans les plaines de Laikipia où il avait grandi. Là, aux côtés de Frigga la Danseuse aux Épées, il établit un camp d'entraînement pour de jeunes Vénators. "Les plaines africaines sont un bon terrain d'entraînement", disait-il avec un sourire. Il enseignait non seulement le combat, mais aussi la sagesse : comment observer, comment penser, comment survivre.
Wanjiku était attentif aux siens. Il remarquait chaque changement subtil dans l'expression de ses disciples, offrant sagesse et réconfort quand nécessaire. Sa présence massive et son épaule solide étaient un refuge pour ceux qui le suivaient. Frigga elle-même trouvait en lui un ami précieux, quelqu'un qui la comprenait et la soutenait sans jugement.
Son humour espiègle contrastait avec son sérieux au combat. Il pouvait plaisanter avec Frigga, la faire rire malgré la gravité de leur mission, puis redevenir instantanément le guerrier implacable quand le danger surgissait. Cette dualité faisait de lui un leader naturel, respecté et aimé à la fois.
Sa lance, la sagaie, est une extension de son être. Chaque mouvement est d'une précision mortelle, la lance sifflant à travers l'air et frappant avec une précision chirurgicale. Au combat, ses mouvements sont une tempête de coups rapides et dévastateurs, la pointe de la lance perforant ses cibles avec une facilité qui terrifie ses ennemis.
Il entaillait ses armes de son propre sang avant chaque combat, rituel ancien des Vénators qui transformait des armes ordinaires en instruments capables de tuer les créatures surnaturelles. Sa lance, imprégnée de son sang immortel, devenait une faucheuse de démons, traversant la nuit africaine comme un rayon de mort.
Son enseignement aux jeunes Vénators ne se limitait pas au maniement des armes. Il leur apprenait à comprendre leurs ennemis, à anticiper leurs mouvements, à reconnaître les signes que la nature leur envoyait. Dans les plaines du Kenya, il créa une génération de chasseurs qui portent son empreinte, son code d'honneur, sa détermination inflexible.
"Je veille... et nul n'échappe à mon regard. Prenez garde." Ces mots ne sont pas que menace, ils sont promesse. Wanjiku veille sur ses frères et sœurs Vénators, fidèle au code des gardiens de Saba et à l'honneur des guerriers Masaï.
Mais dans un monde où les ténèbres se rassemblent et où le Parjure orchestre des plans sinistres, quelle épreuve attend Wanjiku ? Quel rôle jouera-t-il dans les événements à venir ? Et quand viendra le moment de choisir entre la survie et le devoir, que fera ce guerrier dont l'honneur est plus fort que la peur ?
